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30.10.2020

VMT et FAIRTIQ remportent le prix allemand de la mobilité


© Verkehrsgemeinschaft Mittelthüringen GmbH, Christoph Heuing, directeur de la Verkehrsgemeinschaft Mittelthüringen GmbH

Le Deutscher Mobilitätspreis était cette année disputé par 309 entreprises. Grâce à sa solution de « check-in/check-out » développée par FAIRTIQ, la communauté tarifaire Verkehrsverbund Mittelthüringen (VMT) fait partie des dix gagnants.

Placée sous le signe des solutions intelligentes, de l’interconnexion et de la mobilité, cette édition 2020 a particulièrement mis à l’honneur des projets s’appuyant sur les réseaux numériques pour rendre la mobilité sûre, efficace et durable. 

VMT utilise la technologie FAIRTIQ sur l’ensemble de son réseau depuis ce printemps. Son lancement a même dû être avancé en mars afin d’offrir aux voyageurs une possibilité d’acheter leurs billets sans contact dans le cadre de la pandémie de coronavirus. 

Dans cette interview avec le directeur de VMT Christoph Heuing, nous discutons notamment de la numérisation dans le secteur des transports publics en Allemagne et des raisons pour lesquelles il est nécessaire de revoir la conception des systèmes tarifaires analogiques.


Votre partenariat avec FAIRTIQ est tout récent, mais il vous a déjà valu le prix allemand de la mobilité. Comment avez-vous fait et que représente ce prix pour vous ?

Christoph Heuing : 

Nous avons décidé de poser pour la première fois notre candidature à ce prix avec notre partenaire, la société Erfurter Verkehrsbetriebe, et FAIRTIQ. Après les réactions positives de nos passagers, ce prix est une nouvelle confirmation de l’importance de développer des solutions numériques pour la vente de billets dans notre secteur. 


Comment en êtes-vous venus à travailler avec FAIRTIQ ?

Christoph Heuing :

Nous pensons que si l’on veut que les gens délaissent leur voiture au profit du bus ou du train, l’utilisation des transports publics doit être aussi simple que possible. S’il faut d’abord s’y retrouver dans la jungle des tarifs, puis compter sa petite monnaie pour acheter son billet à l’automate, cela ne donne pas très envie. Pour parer à ce problème, certaines métropoles ont opté pour des cartes à puces : les passagers passent leur carte sur des capteurs lorsqu’ils entrent ou quittent le métro et le montant dû est débité. 

Nous étions à la recherche d’une solution qui soit aussi simple à utiliser que celle-ci, mais sans l’infrastructure coûteuse que cela implique et nous sommes rapidement tombés sur la solution proposée par FAIRTIQ. En plus de remplir exactement ces critères, c’est une technologie fiable et relativement simple à implémenter. 


Comment s’est passée la mise en œuvre ?

Christoph Heuing : 

Nous avons décidé d’introduire FAIRTIQ dans l’ensemble de notre communauté tarifaire suite au très bon bilan de l’essai pilote mené à Erfurt en 2019. Nous avons été très surpris de la rapidité avec laquelle tout le système a pu être mis en place.

L’un des principaux défis était de pouvoir transposer notre logique tarifaire, qui date de l’ère analogique, dans un environnement numérique. Beaucoup de nos clients utilisent une carte « 4 courses », qui leur offre un rabais par rapport à quatre billets achetés individuellement. Ce type de tarif ne peut logiquement pas être transposé dans un système où le prix le plus avantageux est calculé après coup. Afin de faciliter la transition, nous avons donc provisoirement décidé d’opérer un rabais sur tous les trajets individuels à la place. Cet exemple montre que numériser le processus de vente ne suffit pas. Il faut aussi examiner avec un esprit critique les structures tarifaires développées au fil des ans.   


En tant que communauté tarifaire, quels avantages retirez-vous de FAIRTIQ en cette période de pandémie ?

Christoph Heuing : 

Je pense que, de manière générale, la pandémie a favorisé l’acceptation de la population vis-à-vis des questions liées à la numérisation. Les gens sont aujourd’hui bien plus ouverts à cette thématique. Le lancement de FAIRTIQ a été avancé en mars, parce que nous ne pouvions plus laisser les chauffeurs de bus assurer la vente des billets et que nous voulions offrir rapidement à nos clients une solution de paiement à la fois simple et sûre. 


Que pensez-vous de l’offre numérique actuelle des transports publics allemands ?

Christoph Heuing : 

Je crois que nous sommes en retard sur ce point. Ceci est en partie un phénomène culturel. La numérisation ne semble pas être autant considérée comme une priorité en Allemagne que dans d’autres pays européens et de nombreuses personnes ne profitent pas de l’offre numérique.

À cela s’ajoute le fait que dans le secteur des transports publics, ces offres sont fournies par des centaines d’entreprises, dont certaines sont très petites. Beaucoup d’entre elles manquent de personnel, de moyens et de savoir-faire pour suivre le rythme des évolutions techniques. Les communautés tarifaires peuvent jouer un rôle important à cet égard, car elles permettent de regrouper les compétences et favorisent les synergies. La pandémie a mis en évidence les lacunes en matière de numérisation dans de nombreux domaines et il faut à présent rattraper le retard et vite. Ceci aura un impact sur les transports publics.


Quels sont vos projets pour le futur en ce qui concerne VMT et FAIRTIQ ? 

Christoph Heuing : 

Le réseau VMT ne couvre qu’une partie de la Thuringe. En dehors de VMT, il n’y a pas d’autre communauté tarifaire et pratiquement aucune offre de billetterie numérique. Nous travaillons à présent avec la grande majorité des entreprises de transport de la Thuringe pour progresser rapidement dans ce domaine. Notre objectif principal est de développer un tarif électronique applicable à l’ensemble du Land qui permettra de combiner tous les moyens de transport proposés, sera simple à comprendre et s’intégrera facilement dans le système de FAIRTIQ.  


Un grand merci pour cet entretien. Nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration avec VMT et toutes ses entreprises partenaires !


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